vendredi 6 décembre 2013

Si désirable Fragonard

Petite parenthèse, pour ne pas dire verbiage, en ce vendredi matin. Tandis que je feuilletais (pour la 382e fois) le catalogue de la vente d'Alfred Bovet (vente qui eu lieu à la fin du XIXe siècle entre 1883 et 1885), je suis tombé sur cette lettre de Jean-Honoré Fragonard. Je l'ai regardée, j'ai admiré la signature, et lu "Gallerie du Louvre n°29", bout de phrase qui ne parait pas extraordinaire mais qui m'a fait rêver très longuement. Fragonard, le Louvre, Paris avant et pendant la Révolution...

Que ne donnerait-on pas aujourd'hui pour posséder une trace écrite de Fragonard ! Ou de Watteau, ou de Greuze, ou de Poussin... 
Mais où sont-elles ces lettres ? J'imagine que la plupart sont dans les archives des musées... Pourtant je garde espoir, un jour, qu'un collectionneur vienne me les montrer ou de les voir passer en salles de ventes. (Après recherche, je n'ai rien trouvé dans l'historique des adjudications ces 10 dernières années).
J'aime beaucoup Monet, Renoir ou Marcel Duchamp, néanmoins l'évocation du nom de Fragonard stimule davantage mon imagination. Peut-être parce que pour moi, Fragonard est la personnification de la fin du XVIIIe siècle, de la France pré-révolutionnaire, de la société libertine; et, par l'intermédiaire de son tableau le plus célèbre, Le Verrou, je ne peux m'empêcher de l'associer au chef d'oeuvre de Choderlos de Lacos, Les Liaisons Dangereuses. 

Cette lettre autographe, pour l'anecdote, a été adjugée 70 francs en 1882. Ridicule si l'on compare avec les plus grosses adjudications  (1785 francs pour Corneille et 2500 francs pour Molière). 

Description au catalogue

1490. FRAGONARD (Jean-Honoré), peintre, élève de Boucher, célèbre par ses compositions érotiques, né à Grasse, 5 avril 1732, mort à Paris, 22 août 1806.

L.A.S. au citoyen Sauvigny (président d'une société artistique), 1/2 page in-8°. Très jolie et rare pièce. (Coll. Boilly).


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